Un témoignage reçu d’Inde

Raj Vidya Kender, le 11 avril 2010

J’ai séjourné plusieurs fois à l’ashram Raj Vidja Kender en Inde, mais jamais un tel calme n’y avait régné. Partout dans ce bel endroit, l’atmosphère est saturée d’une tranquillité sereine. Un concert d’oiseaux bruisse dans l’air, les paons se déplacent librement des toits aux jardins, où toutes sortes de fleurs colorées s’épanouissent, tandis que de délicats papillons virevoltent joyeusement dans la chaleur du jour.

Chaque fois que je suis venue à Raj Vidja Kender, une conférence avait été annoncée. L’ashram était alors empli d’une foule joyeuse de personnes qui souhaitaient ardemment écouter ce que Maharaji avait à dire. Venues de toute l’Inde et du monde entier, des centaines de milliers de personnes étaient alors rassemblées. Pour assurer l’hébergement, des villages de tentes étaient dressés et les immenses cuisines tournaient à plein régime pour préparer une nourriture savoureuse.

À présent, il n’y a là qu’une poignée de gens. D’abord les familles qui habitent sur place, qui cultivent la terre, s’occupent des récoltes et entretiennent les bâtiments : elles se tiennent prêtes au cas où une conférence serait annoncée. Et puis il y a ceux qui sont venus de partout dans l’espoir qu’un tel événement ait lieu.

Dans la fraîcheur de fin d’après-midi, juste avant le coucher du soleil, des hommes, des femmes et des enfants s’assoient paisiblement le long du chemin qui mène au portail de la résidence de Maharaji. Certains me racontent qu’il s’est promené un peu plus tôt. Maintenant ils attendent patiemment, espérant ardemment une autre vision fugitive de cet homme extraordinaire qu’ils aiment et respectent tant.

Aujourd’hui, sans annonce préalable, quelque chose de merveilleux est arrivé. Ceux d’entre nous qui avions la chance d’être là, nous sommes trouvés au bon endroit au bon moment. Du portail surveillé par tant de regards, une voiture est apparue, Prem Rawat au volant. Il conduisait lentement, très lentement, attentif à chacun. La voiture a pris un virage, s’est garée près du mur extérieur d’un édifice en briques rouges et il est descendu de voiture pour y entrer. Les gens se sont précipités aux portes. L’espoir était palpable, l’espoir de l’imminence d’une conférence avec lui. Nous n’avons pas été déçus !

Les portes du bâtiment se sont ouvertes. Tout le monde était maintenant gagné par l’excitation, une joie immense baignait les visages. Tous les sièges ont été pris d’assaut d’une salle vibrante déjà de l’anticipation de ce qui allait se passer.

Maharaji, rayonnant, s’est exprimé en Hindi. Une traduction était prévue pour la poignée d’occidentaux installés à côté des Indiens.

Il a parlé de surprises. Il a dit avoir entendu parler de cette conférence comme d’une surprise. Pourtant, a-t-il dit, pourquoi devrions-nous considérer cette magnifique occasion comme une surprise ? Il était là, nous étions là, et il y avait un lieu pour se réunir. Une conférence ne devrait pas nous surprendre, ce sont les guerres qui le devraient.

Il nous a une fois de plus ramenés à la douce réalité de ce qui est et doit rester important dans notre vie, l’expérience qui est à l’intérieur de chacun, la joie que nous pouvons ressentir, la paix et l’amour qui existent pour chaque personne vivante. Il a mentionné sa visite en Argentine, où les gens ne se lassent jamais d’écouter son message sur Words of Peace, et qu’il continue à leur répéter que son message contient beaucoup plus !

Il a aussi plaisanté au sujet de ce que nous souhaitons dans la vie, et que si nous voulons demander quelque chose à Dieu, au lieu de lui demander d’être une star de cinéma, il vaut mieux lui demander l’amour !

Pendant une heure, le message de Prem Rawat a captivé son public. Les enfants étaient assis calmement, l’auditoire, des personnes de tous âges, était fasciné par l’éloquence, la gentillesse et l’humour de cet orateur si touchant. Son inspiration et sa perspective sur la vie ne cessent de m’émerveiller.

Dans la soirée nous nous sommes tous dispersés, aussi vite et calmement que nous nous étions rassemblés un peu plus tôt. En contemplant tous ces gens qui retournaient chez eux, je ne pouvais que constater combien leurs visages étaient rayonnants. Et puis j’ai perçu mon propre sourire, la douce chaleur qui émanait de mon propre cœur. Oui, le message de Prem Rawat est vraiment authentique.

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